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Le voyage vélo ultra light

Soyons honnête : l’ultra light, ce n’est pas vraiment pour nous. En effet, les limites de poids et de volume que s’imposent ces héros jouent considérablement sur le confort. Cependant, limiter le poids à transporter est essentiel à lorsqu’on voyage à vélo. Il se fera sentir dans le rendement, dans les côtes, dans les manipulations diverses… Alors comment s’y prendre ?

Les raisons du sur-poids

Le prix, bien sur. Tout l’équipement du cyclotouriste existe en fonte, en aluminium allégé et dans toutes les variantes possibles et imaginaires entre les deux… La différence sera le prix que vous accepterez/pourrez de payer pour diviser par deux ou trois le poids d’un objet. C’est injuste, mais c’est comme ça.

Pire que le prix, la peur de manquer. Elle va vous faire empaqueter beaucoup d’objets et la plupart d’entre eux ne ressortiront pas de vos sacoches avant votre retour. On s’imagine facilement le pire scénario sans tel ou tel objet soi-disant indispensable. Le fait est qu’en situation de mobilité, nos besoins ne sont pas du tout les mêmes que dans notre vie sédentaire. Il faut donc s’adapter. Le meilleur des atouts pour se décider reste alors l’expérience.

Choisir d’amener le minimum (ou presque).

Si vous risquez d’avoir, comme 99 % d’entre nous, une limite de budget, il faudra donc préparer avec soin la liste de votre équipement. Et la meilleure chose à faire sera donc de s’affranchir de ce principe de précaution. Lors de notre premier voyage, nous avions quatre sacoches chacun plus un baluchon étanche de 60 litres. Dix milles kilomètres plus loin, nous nous satisfaisions d’une sacoche chacun et d’un baluchon commun. Qu’est-ce qui a changé ? L’expérience et l’organisation. Bon, c’est sûr, les franchises de poids des compagnies aériennes nous ont aidé aussi. Quoiqu’il en soit, voici ce qu’il restait dans nos sacoches.

Le matériel de camping a peu évolué. Nous avions déjà choisi une tente légère (1,6kg) et nous conserverons toujours nos matelas pour bien dormir. Mais le changement de continent nous a permis d’abandonner nos sacs de couchage. Le petit réchaud tient lui dans la popote.

Notre quantité de vêtements a été divisée par deux. En faisant des petites lessives quotidiennes, nous n’avions qu’une tenue de rechange avec nous. Une tenue longue et une veste de pluie complétait notre garde robe.

Partis avec des consommables en bon état, nous avons laissé bon nombre des pièces de rechanges. Initialement, on avait de quoi refaire les roulements, une transmission complète… alors qu’au final, une chaîne et un pneu de secours suffisent.

Ce gain de poids et de place nous a permis d’utiliser pleinement une sacoche pour la logistique quotidienne : nous étions libres de transporter nourriture et eau pour quelques jours sans nous handicaper violemment dans les secteurs vallonnés.

Il ne faut pas oublier qu’il est souvent possible de se procurer directement dans les régions traversées les objets qui nous manqueraient. Demandez vous : si les chances d’utiliser cet objet sont minces, suis-je prêt à m’en passer pour éviter de le transporter durant des semaines pour rien quitte à avoir une ou deux galères le temps de l’acheter sur place si besoin, ou non ? Au final, notre liste en a été considérablement réduite.

La tendance du bike-packing

Pour sauter le pas, pourquoi ne pas laisser à la maison nos bonnes vieilles sacoches leurs porte-bagages pour s’équiper façon bike-packing ? Plusieurs fabricants proposent aujourd’hui toute sorte de sacoches : guidon, selle, cadre… Leurs avantages sont multiples : meilleure intégration au vélo (encombrement), centre de gravité plus « centrale », poids réduit… Si leur contenance est globalement plus faible, une combinaison de l’ensemble des modèles permet largement d’emporter l’essentiel. Nous ne les avons pas encore essayées, mais l’idée est séduisante non ?

Pour aller plus loin…

Nous avons rencontré des gens qui partaient trois semaines avec leur seul camelback… Si dormir enroulé dans une moustiquaire, manger des snacks à tous les repas, ou ne pas changer de tenues de jour comme de nuit, ne vous dérangent pas, alors vous pourrez aller beaucoup plus loin que nous dans le voyage ultra light. Bien sûr, cela est plus facile pour certaines destinations ou époques de l’années que d’autres. L’important reste que vous soyez heureux de votre expérience donc à vous de trouver le rapport poids/rendement/confort qui vous correspond !

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