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Les 10 questions que tout le monde a posé sur la traversée des Pyrénées à vélo

Que ce soit sur la route ou sur notre page Facebook, vous avez soulevé de nombreuses questions quant à ma traversée des Pyrénées à vélo. Que ce soit sur le matériel, la logistique ou l’entrainement, voici une synthèse des sujets qui vous ont le plus intéressé ou préoccupé.

Quel matériel avais-tu pour ta traversée des Pyrénées à vélo ?

Je suis parti avec mon vélo de voyage, un Surly LHT, allégé de tous ses accessoires inutiles : gardes boue, portes bagages, pneus renforcés… J’ai utilisé une sacoche de selle de sept litres et un boudin à l’avant de dix litres, chacun vide de moitié. J’arrivais à un poids de 22kg prêt à rouler. Le vélo possède un pédalier triple plateaux et une cassette neuf vitesses. Le développement minimal est de 26-32 et j’en ai eu très souvent besoin !

Comment peux-tu partir en voyage vélo avec de si petites sacoches ?

La grosse différence avec les autres voyages vélo est que je ne transportais pas de matériel de camping. Du coup, mon équipement a été limité au minimum : une tenue de cyclisme sur moi ; un jersey de rechange, ma veste chaude et mon coupe-vent à l’avant ; une tenue pour le soir, une serviette et trousse de toilette, un drap de soie, un kit de réparation de crevaison à l’arrière. Cela m’obligeait à laver un jersey et un caleçon tous les soirs mais m’a permis de contenir le poids.

Est-ce que tes étapes étaient planifiées à l’avance ?

Oui. Ne voulant pas me charger de la tente et du reste, j’ai réservé des gîtes d’étapes ou autre hébergement avant de partir. Mais on gagne en logistique ce qu’on perd en liberté. Pour mes voyages vélo, je préfère ne pas savoir où je serai la nuit suivante, laissant la motivation, l’énergie et le hasard me porter où bon leur semblent.

Pourquoi il n’y a pas plus de photos ?

Ceux qui pédalent le savent : s’arrêter et repartir est difficile dans toute pratique sportive. On refroidit, les muscles se raidissent, l’acide lactique se fait sentir… Bref, c’est l’horreur. Et si on le ressent peu le long d’un canal, les effets sont décuplés en plein effort sur des routes de montagnes. Je n’ai donc pas voulu m’arrêter plus que nécessaire. C’était aussi une volonté de profiter de l’instant présent, sans penser en permanence aux réseaux sociaux ou autre.

Franchir à vélo les cols pyrénéens est-il dangereux ?

Pas plus que le reste mais mieux vaut faire attention à certains points. Les routes sont étroites, ce qui ne ralentit pas spécialement les usagers de la route motorisés… Les descentes sont parfois raides, il faut donc faire attention aux réglages de ses freins et ne pas se laisser grisé par la vitesse. Enfin, les conditions météorologiques peuvent parfois ne pas aider entre pluie, vent et brouillard qui nuisent à la visibilité et à l’adhérence.

Est-ce que tout le monde peut traverser les Pyrénées à vélo ?

Oui et non. Ça dépend de sa pratique, de son matériel, de sa volonté… Pour moi qui roule à vélo toute l’année, j’ai quand même souffert, entre le poids à tracter, la météo, le dénivelé. Après, il est possible de raccourcir les étapes, voir de prendre des jours de repos. Chacun peut organiser sa traversée en fonction de ses capacités et de ses envies.

Ce qui t’a le plus manqué ?

Mes écouteurs. Pas de musique pendant deux semaines, c’était (presque) aussi dur que le dénivelé !

Qu’est-ce que tu as préféré ?

Le plus beau passage à mes yeux a été la portion entre le col du Soulor et le col d’Aubisque. Il n’y avait personne, le décor est assez sauvage, préservé. La fine route contourne toute la vallée à flanc de montagne et sans grimper trop fort. C’était parfait.

Quel était le col pyrénéen le plus dur ?

Difficile à dire. J’ai eu beaucoup de mal au col de la Pailheres. Sous 36 degrés, sans manger et sans expérience de la montagne, ça peut se comprendre. Le Tourmalet m’a fait souffrir sur la fin mais j’avais monté le col de la Peyresourde et le col d’Aspin dans la même journée donc j’étais rincé. Après globalement, aucune montée de col n’a été facile, mais le plaisir est là quand même.

Un regret ?

Que je sois parti seul, Laura ayant été retenue avant le départ. Pouvoir partager ses émotions sur le moment rend l’aventure plus forte et renforce les liens. Et bien sur, ne pas avoir réussi à atteindre notre objectif de collecte (seulement 20 %) malgré un investissement important en terme de temps et de communication, avant et pendant le voyage.

Voilà, pour en savoir plus vous pouvez parcourir le carnet de voyage écrit en direct de la route (ça commence ici) ou à consulter l’album photos sur notre page Facebook. N’hésitez pas à utiliser les commentaires pour vos questions ou remarques, nous y répondrons avec plaisir.

Au sommet du Tourmalet à vélo !

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