Jour 7 : Castet – Bayonne, via le col d’Ahusquy (135km, 1900md+)

Je me réveille dans le gîte après avoir mieux dormi que je ne pensais. Le dortoir étant situé au-dessus du bar, je suppose que la défaite des bleus à aider.

Je remballe une dernière fois mes affaires, dont ce satané paquet de cookies acheté le deuxième jour quand je pensais qu’il n’y avait plus de nourriture sur cette planète… et que d’une façon ou d’une autre, je n’ai pas réussi à manger en une semaine ! Bref.

Logistique perturbée

Cette dernière étape de ma traversée des Pyrénées à vélo est en fait une double étape. À cause du manque de train demain, jour férié, je vais aller d’une traite à Bayonne au lieu de passer la nuit à Saint Jean Pied de Port comme prévu initialement. Beaucoup de dénivelé négatif mais quand même une belle grimpette au milieu d’après le GPS.

Je fais une première session de 45km, un régal. La route descend gentiment, serpente dans la forêt. La brume est toujours là mais bon, il est tôt et les arbres me protègent pas mal. Un petit goûter plus tard, j’attaque le dernier col.

Enfin j’attaque doucement, tout à gauche comme on dit. Le dénivelé des trois premiers kilomètres est surréaliste. Je mouline tranquillement en me disant que c’est le dernier, il faut quand même l’apprécier. J’aperçois un autre cycliste un peu plus haut. Il a l’air d’en chier. Je le rattrape et le double après un petit mot d’encouragement. Yes, les rôles se sont enfin inversés ! On a du me le faire cinquante fois cette semaine…

Le col d’Ahusquy

Petite déception au sommet, il n’y a pas de panneau ! Et comment je fais ma photo moi ? Tant pis, je me change et me lance dans la descente. Des courbes vicieuses et des nappes de graviers m’obligent à garder les mains sur les freins. Je croise moutons, vaches et chevaux qui me regardent filer sans s’arrêter de mâcher.

J’arrive à Saint Jean Pied de Port, il est midi. J’ai déjà 90km et 4h de vélo dans les jambes mais la journée n’est pas terminée. Un dimanche hors saison, pas grand chose à se mettre sous la dent. J’achète deux sandwichs que j’avale rapidement avant de me remettre en route.

Moi qui avais en tête les 50 et quelques kilomètres de descente, le vent m’a une fois de plus gâché le plaisir. En pleine face, avec ma transmission défectueuse, c’est l’horreur. J’ai l’impression de tout donner pour un malheureux 20km/h.

Les montagnes s’abaissent, la circulation se densifie. Pas de doute, c’est le retour à la civilisation. Je suis accueilli à Bayonne par deux membres de Bizi, le mouvement à l’origine d’Alternatiba. C’est marrant de se dire que je termine ma traversée des Pyrénées à vélo là où tout a commencé pour eux. On papote un moment mais la semaine a été rude et je les abandonne. Je rêve d’une douche et d’une bonne nuit de sommeil, premières étapes pour se remettre de ce périple mémorable.

Pyrénées à vélo : col d'Ahusquy
Passage rapide à Saint Jean Pied de Port
"Il est trop kiki!!!"
Bayonne, fin de ma traversée des Pyrénées à vélo

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