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La fin des noix de coco

Départ de Malacca, Singapour est en ligne de mire. On pédale ce matin en se disant que ce sont nos derniers tours de roue. Que dans trois jours, dans trois petites étapes, nous atteindrons Singapour et son aéroport.

On avance sans difficulté, prêt de la côte, où le dénivelé est quasi nul. On profite des échoppes en bord de route pour goûter une dernière fois à tout ce que l’on a adoré : noix de coco, riz au lait de coco, beignets…

Comme la plupart des après-midi, on s’arrête à l’ombre d’un abri bus le temps que la chaleur retombe un peu. Il est difficile de se concentrer sur l’instant présent à ce moment du voyage, les esprits se tournent vers le retour et la reprise d’une vie sédentaire.

Nous reprenons la route en fin de journée. Après une vingtaine de kilomètres, la nuit tombe. Nous nous arrêtons chez une famille chinoise qui nous prie gentiment de partir malgré leur grand terrain… Attention au karma les gars. Un mal pour un bien, vu qu’une centaine de mètres plus loin, nous sommes accueillis par une mamie malaisienne adorable qui mettra un point d’honneur à nous préparer un excellent dîner et à nous prêter des oreillers pour la nuit.

Nuit dans le jardin, Malaisie Petit déjeuner malaisien, Malaisie

Le lendemain, au bout de 70 kilomètres, nous décidons de pousser un peu pour atteindre Johor Bharu. Après 40 kilomètres péri-urbains supplémentaires, nous nous arrêtons à un McDo pour prévenir nos hôtes Warmshowers de notre arrivée. La pluie décide alors d’intervenir et nous oblige à attendre près de 40 minutes à moins de 200 mètres de chez eux… Nous passons deux nuits en leur compagnie, dont une bien tronquée par le Crunch du Tournoi des VI Nations, le temps de régler les derniers détails pour notre dernière traversée de frontière du voyage.

Le dernier tampon

Passer la frontière Singapourienne nous aurait pris 10 minutes s’il n’y avait pas eu ces milliers de scooters… On ne sait toujours pas si nous avons pris la bonne file mais au final, on est passés. Nous rejoignons alors nos derniers hôtes, rencontrés une fois de plus via Warmshowers. Nous ne verrons rien de plus de Singapour que ces quarante kilomètres parcourus entre la frontière et leur appartement.

En effet, deux jours avant le vol retour, les esprits ne sont plus au tourisme mais bien aux préparatifs du retour. Heureusement, nos hôtes nous seront d’un précieux secours, passant des coups de fils à droit à gauche pour trouver de quoi emballer nos montures. On finit par aller chercher des cartons dans un magasin du coin. On réalisera plus tard s’en être bien sortis car lors de nos recherches suivantes en porte à porte pour du plastique ou papier de protection, personne n’a dénié nous donner quoique ce soit… Nous passons alors la journée à démonter et empaqueter les vélos et le matériel. Le plus difficile reste de soupeser de temps à autre nos boîtes pour en estimer le poids et espérer rester dans la franchise de la compagnie aérienne. Enfin, nous finissons par amener les cartons à la consigne de l’aéroport pour être libre le lendemain.

Tampon dans le passeport, Singapour Aéroport de Singapour

Nous avons finalement préféré passer le dernier jour à l’aéroport à discuter de ces derniers mois plutôt que de courir dans le centre ville. Jusqu’à ce que l’avion décolle et que notre voyage prenne fin dans les nuages après 5929 kilomètres à vélo…

On en parle ?

  • Alain SIMON

    Texte rempli de nostalgie, mais que ce voyage fut beau et riche.

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    Peu importe la distance, peu importe la destination. Le plus important en voyage, vélo ou autre, est de profiter de l'instant présent. Que ce soit le paysage, les rencontres, la route, les longues instrospections ou les discussions endiablées… tout est prétexte à la découverte et à l'aventure. Reste à chacun d'en choisir le cadre.
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