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Le balisage du GR10 : état des lieux et infos fraîches

Allons déjà à l’essentiel : le balisage du GR10 est globalement excellent. Bien sur, il n’est pas parfait, mais sur plus de 900 kilomètres de tracé, il faut rendre hommage aux bénévoles de la FFR. Alors oui, on risque de chipoter un peu dans cet article mais ça n’enlève rien à la qualité de leur travail, indispensable pour nous autres randonneurs. Donc un grand merci.

Pour développer, on pourrait grossièrement segmenter la qualité du balisage ainsi : 50 % est parfait, 40 % plutôt pas mal, 10 % à revoir. Bien sur, ces chiffres sont totalement subjectifs et ce, pour plusieurs raisons :
– le ressenti entre Hendaye>Banyuls et Banyuls>Hendaye est peut-être différent
– les informations proviennent d’un instant T, certaines ne sont donc peut-être déjà plus à jour
– nous avons peut-être raté des balises

Pour nous, le balisage parfait est celui que l’on perçoit presque sans s’en rendre compte. Les balises sont régulières et facilement perceptibles. On peut, même engager dans une conversation ou perdu dans ses pensées, les suivre du coin de l’œil, de sa vision périphérique. Et ainsi, être rassuré à tout moment quant à l’itinéraire suivi.

Dans la pratique

Qu’est-ce qui peut donc venir troubler ce confort nous direz-vous ? Déjà, la végétation, qui peut facilement envahir l’espace et cacher une balise (fougères, ronces, mousse, etc). Et à la vitesse où tout ce beau monde pousse au printemps, il faudrait presque élaguer certains endroits toutes les semaines… Ensuite, les éléments extérieurs, imprévisibles. Comme par exemple ces satanées vaches qui se grattent contre les poteaux jusqu’à les coucher au sol ou encore les chutes de pierres ou d’arbres. Les balises sont donc bien là, mais ne sont plus immédiatement visibles… Enfin, il semble parfois que les baliseurs, dans leur connaissance du terrain, oublient un peu que les visiteurs que nous sommes, n’ont pas leur facilité à se repérer. Cela donne des situations frustrantes où une balise peut-être au milieu d’une fourche ou encore une absence totale sur deux kilomètres parce que ça semble être évident.

Et la météo ?

Et oui, car le pire ennemi du randonneur en quête de points de repère est surement le brouillard. Quoi de plus frustrant que de ne pas voir à dix mètres et que toute information semble inaccessible. Pour compenser l’absence de visibilité, le balisage de certains segments est doublé de cairns, un amas de pierre pyramidale. Ceux-ci se détachent du fond blanc et se révèlent alors précieux.

Concrètement, le balisage du GR10 se compose de deux bandes : l’une blanche, l’autre rouge. Vous trouverez trois signes pour vous guider. Le = qui valide la bonne route, le ╳ visible aux intersections extérieures au GR10 et les flèches ↰/↱ qui indiquent où tourner lorsque cela est nécessaire. Ce code est utilisé pour baliser la majorité des tracés en France et à l’étranger, des jeux de couleurs permettant de différencier les circuits.

Le balisage blanc et rouge du GR10, les différents signes

La majorité des balises sont peintes directement sur leur support. Il peut s’agir d’arbres, de pierres, de maisons, de poteaux de barrière/téléphonique/électrique… Bref tout ce qui tombe sous la main des baliseurs à l’endroit voulu et qui ne bouge pas. Et oui, sur un poney, ça aurait moins d’intérêt. Vous pourrez aussi voir des balises en aluminium, en plastique ou en stickers suivant les régions.

Et pour compléter le balisage, n’hésitez pas à lire notre article sur les différentes façons de bien s’orienter sur le GR10.

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